Imagerie fonctionnelle: le cas historique du saumon mort
Le boulet des chercheurs en IRM fonctionnelle est un saumon mort, destiné initialement à étalonner l'echelle de contraste d'une machine IRM. D'habitude, un ballon d'huile minérale fait l'affaire. Le Dr Craig Bennett, auteur de cette étude très sérieuse, a voulu optimiser les résultats en utilisant un cobaye particulier, fourni par son épicier habituel: un saumon de l'Atlantique (mort, il va s'en dire).
L'IRMf, repose sur la comparaison/soustraction entre les voxels d'une image de base d'une partie du cerveau avant et après Les conditions particulières d'acquisition en IRMf (respect d'une parfaite immobilité, niveau faible du signal acquis, retard entre modification & acquisition, etc.) impliquent une correction, particulièrement des faux positifs.
Résultat : le Dr Benett publie l'image de l'activité cérébrale d'un saumon mort. Si l'IRM fonctionnelle est un outil exceptionnel de diagnostic et donc de médication, il est impératif d'en contrôler l'usage non controlé des corrections.
Et quand il s'agit de pronostic de vie subie ou de vie choisie, il est indispensable de normaliser les algorithmes de correction inhérents à cette technique, au risque de basculer dans l'inverse de la science: une technique au service d'un diagnostic, et non l'inverse.
L'étude du saumon mort est consultable ici