Neurones: à la vie, à la mort
Les ischémies, ces arrêts de la circulation du sang dans un tissu et la mort neuronale qu'ils provoquent dans le cas du cerveau, sont au centre de la guerre que livrent les neuro réanimateurs pour sauver les blessés du cerveau.
Un modèle in vivo qui pourrait permettre la mise au point de stratégies thérapeutiques plus pertinentes.
Pour comprendre les maladies neurodégénératives et tenter de les soigner, il faut décrypter les mécanismes qui entraînent la mort des neurones. Des processus multiples et complexes. D'où l'intérêt des travaux de deux équipes du CNRS1 qui viennent de mettre au point chez la souris un modèle qui permet d'isoler l'un des processus conduisant à la mort neuronale : l'autophagie. Ce phénomène physiologique normal d'adaptation de la cellule à son environnement peut en effet évoluer vers la mort de la cellule. En microscopie électronique, il se traduit par la formation de petites vésicules faciles à identifier. À l'échelle moléculaire, le mécanisme n'a été déchiffré que récemment par des chercheurs américains2.
source: le journal du CNRS
Jean Mariani
Laboratoire de neurobiologie des processus adaptatifs, Paris.
jean-mariani@snv.jussieu.fr