PET: repérer le potentiel de récupération des blessés du cerveau
Les travaux conduits par le Coma Science Group de l'Université de Liège, avaient pour objectif de comparer les résultats des tests cliniques standards avec ceux de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et des test par PET Scan.
Un examen PET débute par l'injection d'un produit légèrement radioactif associé à du glucose. Plus les cellules de notre organisme sont actives, plus elles consomment de glucose. Réaliser un PET Scan du cerveau permet ainsi de visualiser les régions dans lesquelles de nombreux neurones sont activés. 126 patients en état de conscience diminué ont été inclus dans cette étude. 41 étaient décrits en état végétatif, 81 en état pauci-relationnel et 4 diagnostiqués avec un locked-in syndrome. Le PET Scan s'est révélé être d'une "haute sensibilité pour l'identification des patients en état de conscience minimale" tandis que l'IRM se montrait "moins sensible". Dans l'année suivante, neuf de ces treize patients ont montré un retour à un état de conscience minimale, voire à "un degré plus élevé de conscience". Ces travaux suggèrent que "l'imagerie par PET Scan peut révéler des processus cognitifs qui ne sont pas repérables par les tests traditionnels", explique le responsable de l'étude, le Pr Steven Laureys, de l'Université de Liège en Belgique.Cette exploration du cerveau pourrait repérer les patients en état végétatif mais "qui ont un potentiel de récupération à long terme".
source: AFP 04/2014
complément:quotidien du médecin 04/2014