Vivre c'est avoir réussi pendant un temps à empêcher l 'autodestruction constitutive de nos cellules

19 Juillet 2018 , Rédigé par pouramina

"Jusqu’à maintenant, on avait de la mort l’image d’une faucheuse brutale. À cette idée ancienne se juxtapose aujourd’hui une représentation radicalement nouvelle, celle du suicide cellulaire jouant le rôle d’un sculpteur du vivant.(...) Ce qui est nécessaire à la vie d'une cellule, c'est la présence d'autres cellules. Au niveau cellulaire et donc élémentaire, c'est les relations entre les cellules qui déterminent leur survie ou leur disparition. Les relations entre la vie et la mort peuvent ne pas être celle de la destruction mais être de l'ordre des communications.".

 L’idée nouvelle est la suivante : ce qui cause la maladie ne détruit pas les cellules, mais modifie la manière dont les signaux qui contrôlent la vie et la mort sont émis ou perçus par les cellules. Alors, si on parvient, malgré la présence d’un agent infectieux agresseur, à empêcher par des médicaments les cellules de répondre à ces signaux en s’autodétruisant, on réussira à empêcher la maladie de se développer. Cette démarche expérimentale a été utilisée depuis quatre ou cinq ans chez l’animal et donne des résultats tout à fait spectaculaires.. 

Le professeur Ameisen , immunologue auteur de :"Le suicide cellulaire ou la mort créatrice

Éditions du Seuil, 1999, ouvre un champ de recherche sur la réparation non par le biais de la lutte contre l'aggression cellulaire mais par le renforcement des signaux qui empêchent le déclenchement du processus d'autodestruction cellulaire, mécanisme non seulement inhérant mais indispensable au développement du vivant .

 

 

interview de J.C. Ameisen juillet 2018

la sculpture du vivant , web site avril 2000

 

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article