Cellules IPS: des cellules neuves, en veux tu? en voilà... (ou presque)
Transformer une cellule adulte spécialisée en cellule immature capable de redonner n’importe quelle sorte de cellules de l’organisme ? Désormais, il ne s’agit plus d’un rêve de chercheur mais bien d’une réalité. Celle-ci a d’ailleurs valu le prix Nobel de médecine 2012 à Shinya Yamanaka, le chercheur japonais qui a mis au point la technique six ans plus tôt à l’université de Kobé. Des cellules capables de se multiplier à l’infini et de se différencier en types de cellules qui composent un organisme adulte, une technique qui génèrent une compétition acharnée entre équipes de biologistes. En ligne de mire: fabriquer des lignées de cellules IPS, qui sont dores et déjà disponibles pour étudier des dizaines de maladies comme la sclérose latérale amyotrophique, maladie de parkinson, le diabète de type 1, la maladie de Huntington, la trisomie 21, l’immunodéficience sévère combinée, le syndrome de Lesch-Nyhan, la maladie de Gaucher, le syndrome de Shwachman-Bodian-Diamond ou encore les dystrophies musculaires de Duchenne et de Becker. Shinya Yamanaka, lui même, a démarré en 2013 un premier essai utilisant des cellules IPS pour régénérer la rétine de patients atteints de DMLA.
source: communiqué de l'INSERM 04/2013